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Dans le cadre du Festival Hip Opsession

Conférences participatives par Célia Sauvage

03 Octobre 2021
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& accès
Tarifs
Cet événement est programmé aux dates suivantes
Dimanche 03 Octobre 2021

Dans le cadre d’Expression(s) décoloniale(s) #2

Célia Sauvage est docteure en études cinématographiques et audiovisuelles et chargée d’enseignement à l’Université Paris Sorbonne Nouvelle. Ses recherches se spécialisent principalement sur le cinéma américain contemporain et les approches culturelles, notamment l’articulation entre genre, race, classe et sexualité. Elle a par ailleurs co-fondé le collectif associatif Balance ton clip au sein duquel elle interroge la culture clip contemporaine à travers ces approches culturelles.

Clips de rap français, mémoire et résistance postcoloniale

Dès l’émergence du rap français dans les années 1990, la dénonciation du racisme s’associe à une critique de l’histoire coloniale française et au traumatisme laissé par l’esclavage colonial. La dimension politique et engagée des textes assume pleinement sa fonction de résistance postcoloniale. Les clips sont quant à eux bien moins explicites. La mémoire postcoloniale se construit à partir de représentations souvent plus allusives ou plus métaphoriques, associées notamment à l’esclavage, à la traite transatlantique, et aux espaces colonisés (l’Afrique et les Caraïbes notamment). Cette mémoire se donne moins à voir qu’elle ne donne à entendre. Pourtant, on peut tout de même décoder tout un réseau d’associations visuelles qui matérialisent à l’écran cette résistance postcoloniale, notamment la continuité entre les violences passées et ses conséquences contemporaines, notamment causées par les violences policières, les violences dans les cités. La mise en scène de cette résistance postcoloniale dans les clips fantasme aussi parfois une inversion des pouvoirs de domination coloniale et capitaliste.

Informations pratiques

Horaire : 14h-16h

Salle du Harnachement

Gratuit, sur réservation

Clips de rap américain, stéréotypes et regard (post)colonial

Les rappeurs et rappeuses afro-américain.es sont habitué.es à performer des stéréotypes rapidement identifiables dans le genre (gangsta, thug, bitch, hoe, pimp…) qui se confondent bien souvent à des stéréotypes racisés/racistes, hérités pour la plupart de l’histoire des représentations coloniales et esclavagistes des Etats-Unis (buck, coon, jezebel…). Les clips véhiculent et reproduisent ces stéréotypes les plus souvent sans les déconstruire et purement dans le but de s’inscrire dans un imaginaire déjà bien installé. Néanmoins, dans une démarche de critique postcoloniale qui s’est installée au cœur de la scène contemporaine, le spectacle de ces représentations acquiert une dimension plus parodique et plus conscientisée. La fétichisation des corps hyper-sexualisés ou bien des corps soumis à une violence spectaculaire sont questionnés par bon nombre de clips récents. Cette démarche critique permet de déconstruire le regard colonial et capitaliste sur les corps noirs, mais aussi de reconstruire un regard post-colonial, notamment plus queer. Les clips de rap américains offrent ainsi de nouveaux rapports de domination au sein d’une industrie musicale pourtant ultra-normative.

Informations pratiques

Horaire : 17h-19h

Salle du Harnachement

Gratuit, sur réservation

Retrouvez toute la programmation sur www.hipopsession.com

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